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Théories du film - partie 7
 4 septembre 2009 - Résumé lapidaire des théories de grands penseurs de l’histoire du cinéma
 LES APPROCHES HISTORIQUES ET SÉMIOLOGIQUES
JEAN MITRY (1907-1988)
Universitaire complet, Mitry associe ses connaissances en philosophie, psychologie, linguistique, esthétique à une approche historique exigeante, dans le but d’élaborer l’une des théories du cinéma les plus influentes et les plus consensuelles de la seconde moitié du XXème siècle. Sa monumentale Histoire du cinéma, achevée en 1980, est précédée, en 1965, par le traité Esthétique et psychologie du cinéma.
L’écran-cadre et l’écran-fenêtre. À la fois cadre et fenêtre, l’écran de cinéma joue sur une dichotomie incompressible : d’un côté, l’image de film transcende le monde en l’enfermant dans une composition esthétique, de l’autre le monde affirme sa transcendance potentielle en nous rappelant constamment qu’il aurait pu être présenté de mille autres manières. Ce postulat place, en un sens, Mitry à mi-chemin entre les "attractions" d’Eisenstein et "l’asymptote de réalité" de Bazin.
De l’émotion à la narration. Comme tous les théoriciens du cinéma un brin sérieux, Mitry considère le montage comme le plus grand apport technique du cinéma vis-à -vis d’autres formes d’expression. Mais pour lui, la notion de montage est applicable dès lors que deux événements ou deux situations se juxtaposent, y compris au sein d’un même plan. Il y a montage dès lors qu’une idée vient en chasser une autre. Le montage organise le film de la même manière que l’homme organise le monde : il utilise l’espace, le temps et la causalité. Ce type d’association conduit nécessairement, pour Mitry, à une narration. Un premier niveau de perception place le spectateur face à la réalité brute de l’objet filmé. Le deuxième niveau de perception, inévitable, tient compte de l’homme, de ses désirs, de ses motivations : la narration est là . (Mitry imagine un autre niveau de perception, supérieur : le sens poétique.) Le spectateur, en mobilisant, consciemment ou non, ses pré-requis, crée du sens entre les plans. L’enjeu principal demeure pour le film d’ancrer chacune de ses abstractions signifiantes dans des sentiments réels, concrets : c’est exactement l’inverse de la littérature, qui, à l’aide de signes abstraits (les mots) fait naître des concepts dans notre esprit afin de produire finalement des émotions. Hollywood, pour Mitry, a su élaborer un mode de narration tellement efficace qu’il peut perdre le spectateur dans un monde intégralement fictionnel en copiant sa logique perceptive de la vie quotidienne ; il s’agit d’un "statu quo" face auquel les autres modes de montage sont désormais obligés de se situer.
Donner du sens au réel. Mitry critique l’influence récurrente du théâtre sur le cinéma depuis sa création. En multipliant les séquences et les points de vue, la mise en scène cinématographique surpasse largement la mise en scène théâtrale. Au niveau dramaturgique, le cinéma place davantage l’homme en conflit avec la nature, là où le théâtre excelle dans le conflit de l’homme contre l’homme ou de l’homme contre Dieu. La grande force du cinéma réside dans son passage obligatoire par la réalité : le film donne du sens au réel en utilisant ce réel comme matériau de base. Ceci en fait sans doute la forme d’art la plus élaborée.
Oeuvre principale : Esthétique et psychologie du cinéma (1965).
Autre source : Dudley ANDREW, The Major Film Theories (1976) & Concepts In Film Theory (1984), Ed. Oxford University Press.
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- commentaire du 22 octobre 2009 emna Jean Mitry a cité : "l’image ne signifie que ce qu’elle represente, de ce fait sa fonction est monstrative"
est ce que quelqu’un peut m’expliquer cette citation ?
Lien : une citation de Jean Mitry
- commentaire du 4 janvier 2010
Bonne année et meilleurs vœux :) Bonne continuation pour votre site internet et merci pour les articles ;)
Jeux
- commentaire du 12 janvier 2010 le neveu de jean Mitry
Jean etait aussi un poete
LE PANIER A SALADES
L AVE VENUS
voici un extrait :
Depuis qu’en mon labo, la belle a bu
la bile-O bulle où bout le bel obus lobé
Elle déboule au bond y bat la balle au but
Et d’un lebel habile, abat le bel abbé
etc etc.
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