Ne tournons pas autour du pot : "l’abominable vérité" en cause sur cette affiche est le sexe ! Katherine Heighl a beau porter son joli coeur de bois en éventail l’air de dire "Je suis bien au-dessus de tout ça !", Gerard Butler a beau utiliser la même métaphore sentimentale comme bouclier pour ses parties intimes - déguisé qu’il est en amoureux transi souhaitant se protéger des perfidies féminines -, les deux acteurs pratiquent un jeu de jambes suffisamment sophistiqué pour que l’on voie clair dans leurs intentions. Un symbole phallique les sépare virtuellement ; c’est pour mieux les rapprocher à la fin du film, croyez-en ma vieille expérience.
Je suis tombé sur cette affiche par hasard en bas de chez moi, n’ai absolument aucune idée de qui produit ou réalise cette chose et continuerai à vivre probablement très bien sans le savoir, mais je ne peux m’empêcher de vous en proposer mon propre synopsis :
"Mike, jeune prof de marketing à Berkley, rencontre, subjugué, Barbara dans les toilettes d’un restaurant de luxe. Créatrice de mode chez Victoria’s Secret, Barbara s’est dessinée sa robe écarlate elle-même pour aguicher les mâles dominants. Mais Mike n’est pas son genre : elle lui préfère de loin James Harrisburg, le richissime patron de la plus grande usine de taille-crayons de tout Los Angeles. Mike apprend par le biais d’un ami journaliste que James aurait déterré les restes de la mère de Barbara pour tester la solidité de son nouveau modèle de taille-crayon. Une fois James emprisonné, Barbara trouve du réconfort dans les bras de Mike. Leur amour est scellé par un langoureux baiser échangé au Golden Nuggets de Las Vegas. Mike découvre alors avec stupeur
l’abominable vérité : Barbara est un homme ! (Heureusement, le retournement de troisième acte nous apprendra qu’il s’agissait en fait de Betty, la soeur jumelle de Barbara, talentueux transsexuel très réputé dans le Nevada.)"
Bon, sur ce, je file sur Allociné pour voir si j’étais loin du compte...