Comme j’ai fêté mes 24 ans (et mes premières rides) il y a peu, j’ai eu la chance de me voir offrir le coffret Jacques Demy en 12 DVD (coffret édité récemment par Ciné-Tamaris, si vous cherchez encore des cadeaux de Noël). De fait, mon entourage constate désormais, non sans une certaine inquiétude, mon absence de vie sociale et ma totale désertion des salles obscures...
Inutile de s’étendre ici sur la joie que peut procurer chez un fan comme moi la découverte de films aussi surprenants que
Model Shop (étrange tentative d’exportation des thèmes et du style de la Nouvelle Vague à Los Angeles) ou
Le bel indifférent (moyen métrage bavard adaptant une pièce de Cocteau), très difficiles à trouver avant la sortie de ce coffret. Inutile également de décrire l’extrême fascination que suscite le CD joint rassemblant des séances de travail inédites entre Jacques Demy et Michel Legrand.
Je préfère vous faire partager ce qui demeure l’une de mes séquences préférées des
Demoiselles de Rochefort et sans doute de toute l’oeuvre de Demy : "Les rencontres". Dans cet extrait, dessiné tout en finesse et en
fausse légèreté, chacune des jumelles manque de rencontrer son âme soeur. C’est jouissif, c’est coloré, c’est tout en travellings, c’est un brin cynique, c’est avec Gene Kelly qui s’amuse, c’est superbement musical... Bref, je ne m’en lasse toujours pas.